couple etudiant examinant bulletin de salaire 2026
Hausse de la CSG en 2026 : quels impacts pour vos placements ?
4 juin 2026
Assistante dentaire souriante regarde sa fiche de paie
Quel est le salaire des assistantes dentaires en France ?
6 juin 2026
Published 5 juin 2026

CSG retraite barème 2026 : tout savoir sur les taux et seuils appliqués

La contribution sociale généralisée prélevée sur les pensions de retraite connaît une actualisation en 2026. Les retraités voient leur taux de prélèvement varier selon leur revenu […]

Notez ceci post

La contribution sociale généralisée prélevée sur les pensions de retraite connaît une actualisation en 2026. Les retraités voient leur taux de prélèvement varier selon leur revenu fiscal de référence et leur nombre de parts fiscales. Cette contribution constitue l’un des principaux prélèvements sociaux appliqués aux pensions, qu’elles soient de base ou complémentaires.

📊 À savoir : le barème 2026 est revalorisé de 1,8 % par rapport à 2025. Cette revalorisation impacte directement les seuils d’exonération et de taux réduit, offrant potentiellement une protection supplémentaire aux retraités aux revenus modestes.

Les quatre taux de CSG applicables en 2026

Le système de prélèvement de la CSG sur les retraites repose sur quatre taux distincts qui s’appliquent en fonction du revenu fiscal de référence du foyer. Chaque retraité se voit attribuer un taux spécifique selon sa situation fiscale. Ces taux sont appliqués directement sur le montant brut des pensions versées.

L’exonération totale à 0 % concerne les retraités aux revenus les plus modestes. Le taux réduit à 3,8 % s’applique aux foyers dont les ressources dépassent légèrement le seuil d’exonération. Le taux médian à 6,6 % représente une situation intermédiaire, tandis que le taux normal à 8,3 % concerne les retraités aux revenus plus élevés. Ces différents niveaux permettent une progressivité du prélèvement social.

Le barème détaillé selon le nombre de parts fiscales

Les seuils de revenu fiscal de référence varient selon la composition du foyer, représentée par le nombre de parts fiscales. Une personne seule dispose d’une part fiscale, tandis qu’un couple marié ou pacsé en compte deux. Chaque enfant à charge ajoute une demi-part supplémentaire dans la plupart des cas.

Parts fiscales Exonération 0% Taux 3,8% Taux 6,6% Taux 8,3%
1 part ≤ 13 048 € 13 049 – 17 057 € 17 058 – 26 471 € ≥ 26 472 €
1,5 part ≤ 16 532 € 16 533 – 21 612 € 21 613 – 33 537 € ≥ 33 538 €
2 parts ≤ 20 016 € 20 017 – 26 167 € 26 168 – 40 603 € ≥ 40 604 €
2,5 parts ≤ 23 500 € 23 501 – 30 722 € 30 723 – 47 669 € ≥ 47 670 €

Pour une personne seule avec une part fiscale, l’exonération totale s’applique jusqu’à 13 048 euros de RFR. Un couple avec deux parts bénéficie de cette même exonération jusqu’à 20 016 euros. Ces seuils augmentent progressivement avec chaque demi-part fiscale supplémentaire, permettant une adaptation aux situations familiales variées. L’impact fiscal de votre pension selon son montant mérite également votre attention pour une vision complète de votre situation.

La CRDS et la CASA : les autres prélèvements sociaux

Au-delà de la CSG, d’autres cotisations s’appliquent aux pensions de retraite. La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) représente un prélèvement fixe de 0,5 % sur toutes les pensions, sans variation selon les revenus. Cette contribution finance le remboursement de la dette de la sécurité sociale.

La contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) s’élève à 0,3 % et s’ajoute aux autres prélèvements. Elle participe au financement de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées. Ces deux cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable, contrairement à une partie de la CSG.

Le rôle déterminant du revenu fiscal de référence

Le revenu fiscal de référence constitue la base de calcul pour déterminer le taux de CSG applicable. Ce montant figure sur votre avis d’imposition de l’année N-2. Concrètement, pour les prélèvements de 2026, c’est le RFR de 2024 (revenus de 2023) qui sert de référence. Cette règle garantit une stabilité dans l’application des taux.

Le RFR prend en compte l’ensemble des revenus du foyer fiscal : pensions de retraite, revenus fonciers, revenus de capitaux mobiliers, et autres ressources. Certains abattements viennent minorer ce montant, comme l’abattement de 10 % sur les pensions. Cette vision globale des ressources permet une évaluation juste de la capacité contributive de chaque foyer.

La déductibilité partielle de la CSG

La CSG prélevée sur les retraites bénéficie d’un régime fiscal particulier. Une partie de cette contribution est déductible du revenu imposable l’année suivante. Sur le taux normal de 8,3 %, seuls 5,9 % sont déductibles de l’impôt sur le revenu. Cette déductibilité partielle allège la charge fiscale globale des retraités concernés.

Le taux médian de 6,6 % offre également une déductibilité partielle de 4,2 %. En revanche, le taux réduit de 3,8 % n’est pas déductible du revenu imposable. Cette différence de traitement fiscal doit être prise en compte dans le calcul de votre charge fiscale réelle. La déclaration correcte de vos pensions reste primordiale pour éviter les erreurs.

Les spécificités des départements d’outre-mer

Les retraités résidant dans les départements d’outre-mer bénéficient de seuils majorés. Cette majoration reconnaît les spécificités économiques de ces territoires. Les seuils sont augmentés d’environ 9 % par rapport à la métropole, offrant une meilleure protection sociale aux retraités ultramarins.

Cette adaptation permet une application plus juste des prélèvements sociaux en tenant compte du coût de la vie différent. Les principes de calcul restent identiques, seuls les montants des seuils diffèrent. Cette particularité territoriale s’inscrit dans une logique d’équité entre tous les retraités français.

Le mécanisme de lissage pour éviter les effets de seuil

Un dispositif de lissage existe pour éviter les variations brutales d’une année sur l’autre. Lorsque votre RFR franchit un seuil, le nouveau taux ne s’applique pas immédiatement si cette variation est temporaire. Ce mécanisme protège les retraités contre les changements brusques de situation fiscale liés à des revenus exceptionnels ponctuels.

Le lissage s’applique automatiquement par votre caisse de retraite après vérification des informations fiscales. Cette mesure assure une certaine stabilité dans le montant net des pensions perçues. Elle témoigne d’une volonté de protéger le pouvoir d’achat des retraités face aux fluctuations de revenus.

💡 Bon à savoir : Les cases spécifiques de la déclaration fiscale pour les plus de 65 ans comportent des particularités qui peuvent influencer votre RFR et donc votre taux de CSG applicable.

L’assurance maladie et la protection sociale des retraités

Les cotisations prélevées sur les pensions participent au financement de l’assurance maladie des retraités. Ces prélèvements sociaux garantissent le maintien de la couverture santé après la cessation d’activité. Le système de protection sociale français repose sur cette solidarité intergénérationnelle et entre actifs et retraités.

Le taux global des prélèvements sociaux atteint 9,1 % pour les retraités soumis au taux normal de CSG (8,3 % + 0,5 % de CRDS + 0,3 % de CASA). Cette contribution collective permet le maintien d’un haut niveau de protection sociale pour l’ensemble des retraités français. Le système reste basé sur le principe de répartition et de solidarité nationale.

Ludovic