Samedi 17 octobre, le magasin Micromania de l’avenue Jean-Médecin, à Nice, a été pillé pendant les violences survenues en marge des manifestations. Dans la foulée, des cagnottes de soutien ont été ouvertes en ligne. Le gérant tient pourtant à le dire clairement : il n’est à l’origine d’aucune d’entre elles, et il met en garde contre les arnaques qui profitent de sa situation.
Ce qui s’est passé au Micromania de Nice le 17 octobre
Le samedi 17 octobre, plusieurs dizaines de individus vêtus de noir et le visage dissimulé se sont présentés devant la boutique située dans le centre-ville de Nice. Les vitrines ont été brisées et la marchandise emportée. Le magasin, qui a depuis fermé ses portes, a subi des dégâts importants au cours de ces violences urbaines qui ont éclaté en marge des manifestations.
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est qu’un seul homme a tenté de retenir les pilleurs. Le gérant a vu sa boutique attaquée et a choisi de rester devant la devanture pour empêcher les casseurs d’entrer, sans attendre de renfort.
Le gérant seul face aux casseurs : la vidéo qui a fait le tour du réseau
Les images tournées pendant l’attaque ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. On y voit le gérant frappé dans le dos alors qu’il protège encore sa boutique. Cette vidéo a provoqué une vague d’émotion, et c’est elle qui a poussé de nombreux internautes à vouloir aider financièrement un commerçant qu’ils ne connaissaient pas une heure plus tôt.
Des cagnottes lancées en son nom, pour quels montants
Deux cagnottes ont été ouvertes dans les jours qui ont suivi. La première a été créée le samedi par SamaritainFR, et la seconde le dimanche par Double Pixels, un collectif de créateurs de contenu local basé à Nice. Les deux ont recueilli ensemble plus de 7 800 euros au moment où ces lignes sont écrites.
| Cagnotte | Lancée par | Montant recueilli |
|---|---|---|
| Première cagnotte | SamaritainFR | 2 122 euros |
| Seconde cagnotte | Double Pixels | 5 684 euros |
La première cagnotte repose sur l’idée que l’assurance ne couvrira peut-être pas tous les dégâts, et que sans aide la boutique risque de ne jamais rouvrir. La seconde décrit la situation du gérant et appelle à le soutenir. Ces descriptions sont sincères dans leur intention, mais aucune ne vient de lui.
Avant de donner, les bons réflexes
Vérifiez qui a créé la cagnotte et si le gérant la relaie lui-même. Si le nom du créateur n’est pas celui du commerce, n’envoyez pas d’argent sans confirmation. En cas de doute, signalez la page à la plateforme qui l’héberge.
La mise en garde du gérant : « je ne suis au courant de rien »
Le gérant s’est exprimé sur son compte Instagram, où il remercie ceux qui le soutiennent. Il y écrit : « Mon équipe et moi, on est très touchés par le soutien, merci beaucoup. Maintenant, je vois des cagnottes en ligne, je ne suis au courant de rien, personne ne m’a contacté, elles ne sont pas de mon fait. »
Il ajoute aussi une consigne très directe : éviter ce genre d’arnaque. Il précise qu’il donnera de ses nouvelles sur le même compte si besoin. Son message montre qu’il ne veut pas laisser des inconnus parler à sa place, et qu’il n’a rien demandé à qui que ce soit.
Une ville sous le choc et une vague de soutien
Pour l’instant, le magasin reste fermé. Sur les barricades en bois installées devant la devanture, des passants ont laissé des messages : « Bon courage », accompagné d’un cœur et d’un symbole de paix. Une feuille A4 collée sur place appelle à ne pas céder à la division, et à garder de la bienveillance face à la colère.
Cette affaire a surtout montré à quel point un commerce de quartier peut toucher une ville entière. Les cagnottes, qu’elles soient authentiques ou non, traduisent un besoin réel de soutien. C’est justement pour cela qu’il faut prendre le temps de vérifier avant de donner, afin que l’argent arrive réellement entre les mains de ceux qui en ont besoin.
A lire aussi
Pourquoi les pillards ont visé les cartes Pokémon pendant la manifestation du 17 octobre à Paris
Conjoint décédé : pourquoi vous n’avez en principe aucun droit sur ses données, selon le Conseil d’État
Peut-on trouver un bon nom de marque avec l’IA ?
Gestion de maintenance : pourquoi choisir un logiciel tel que MAINTI4 ?
Une montre connectée offerte avec votre contrat d’énergie : vous avez jusqu’au 18 octobre
Pénurie de gazole, voici ce que vous risquez vraiment en mettant le fioul de la cuve dans la voiture


