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Published 10 octobre 2026

Retraités propriétaires : quelles exonérations fiscales pouvez-vous demander ?

Vous êtes propriétaire et à la retraite ? Une part de vos impôts liés au logement peut être réduite, voire supprimée, à condition de remplir des […]

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Vous êtes propriétaire et à la retraite ? Une part de vos impôts liés au logement peut être réduite, voire supprimée, à condition de remplir des critères d’âge et de revenus. Le poste le plus concerné reste la taxe foncière, et c’est souvent là que les retraités passent à côté d’une économie réelle.

Une précision avant tout : ces avantages ne concernent que votre résidence principale. Une maison de vacances ou un logement loué ne sont pas couverts. Pour savoir où vous en êtes, il faut connaître votre âge au 1er janvier de l’année d’imposition ainsi que le revenu fiscal de référence de votre foyer.

Taxe foncière : l’exonération totale à partir de 75 ans

Les propriétaires âgés d’au moins 75 ans peuvent être totalement exonérés de taxe foncière pour leur résidence principale (voir aussi nos exonérations de taxe foncière pour retraités). La condition déterminante est financière : le revenu fiscal de référence du foyer doit rester sous un plafond fixé chaque année par la loi. Ce plafond s’apprécie pour l’ensemble du foyer fiscal, et pas seulement pour la personne propriétaire, ce qui surprend beaucoup de couples.

Si vous avez 75 ans et des revenus modestes, votre taxe foncière 2026 peut ainsi disparaître de votre avis. Il reste prudent de vérifier chaque année la ligne correspondante, car un changement de revenus ou de situation peut modifier le montant dû.

Entre 65 et 75 ans : le dégrèvement de 100 € sous conditions de revenus

Entre 65 et 75 ans, la situation est différente. Il n’y a pas d’exonération totale, mais un dégrèvement de 100 € peut s’appliquer aux foyers aux ressources modestes. Le montant est faible, mais il diminue directement la somme à payer.

Ce dégrèvement suppose de répondre aux conditions de revenus et d’occuper le logement comme résidence principale. Pour vérifier votre éligibilité, reportez-vous au revenu fiscal de référence indiqué sur votre dernier avis d’imposition sur le revenu, qui sert de base à toutes ces vérifications.

Le plafonnement selon vos revenus : le dispositif le plus méconnu

Le plafonnement fonctionne autrement. Il ne supprime pas la taxe foncière, il limite le montant à payer lorsque celui-ci dépasse une part de vos revenus. C’est un mécanisme dont peu de propriétaires connaissent l’existence, alors que des retraités aux revenus modestes peuvent y avoir droit sans le savoir.

Le plafonnement se calcule à partir de la situation du foyer et de la valeur locative du logement. Il est donc utile de le vérifier même lorsque vous ne remplissez pas les conditions d’exonération totale.

Comment faire la demande et éviter les erreurs courantes

Le point de départ est toujours le même : retrouver votre revenu fiscal de référence. Il figure sur votre avis d’imposition, et vous pouvez aussi le consulter dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr. C’est ce chiffre qui compte, pas celui que vous pensez avoir gagné cette année.

Lorsque la démarche n’est pas faite automatiquement, la procédure suit généralement les étapes suivantes :

  1. Connectez-vous à votre espace particulier sur impots.gouv.fr et repérez le revenu fiscal de référence sur votre avis.
  2. Vérifiez votre âge, celui de votre conjoint et le caractère principal du logement au regard des seuils de 65 et 75 ans.
  3. Remplissez le formulaire 2041-DPTF-SD et joignez les justificatifs demandés.
  4. Envoyez le tout au service des impôts indiqué, en conservant une copie datée.

Revenus de l’année précédente : le piège le plus fréquent

En général, l’exonération et le plafonnement se calculent sur les revenus de l’année précédant l’imposition. Un veuvage, un déménagement ou une entrée en établissement peut donc ne produire son effet qu’à l’imposition suivante. Signalez ces changements sans attendre.

Les erreurs les plus courantes tiennent à la confusion entre résidence principale et résidence secondaire, à l’oubli de signaler un changement de situation, ou à l’attente de la réception de l’avis avant d’agir. Mieux vaut vérifier tôt, car un dossier incomplet peut retarder le remboursement ou l’annulation de la somme.

Les autres allègements fiscaux liés au logement

Au-delà de la taxe foncière, d’autres dispositifs existent. Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile permet de récupérer une partie des sommes versées pour le ménage, le jardinage ou l’aide à domicile, ce qui concerne directement de nombreux retraités. Les travaux d’adaptation du logement, comme l’installation de barres d’appui ou la sécurisation de la salle de bains, peuvent aussi ouvrir droit à un crédit d’impôt sous conditions.

Les travaux de rénovation énergétique constituent un autre levier. Ce ne sont pas des exonérations, mais les aides et les crédits associés réduisent la facture globale. Enfin, la situation en EHPAD ou en établissement mérite une vérification particulière, car le statut du logement change la manière dont la taxe foncière est traitée. Les prélèvements sur les pensions, comme la CSG, relèvent d’un autre sujet, distinct de la fiscalité du logement.

En pratique, la question à se poser en premier est simple : votre logement est-il votre résidence principale, et quel est le revenu fiscal de référence de votre foyer ? Ces deux réponses déterminent quasiment tout le reste.

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