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18 avril 2026
Published 18 avril 2026

Retraite anticipée pour carrière longue : ce que change vraiment la loi de suspension à partir de septembre 2026

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Retraite anticipée pour carrière longue : ce que change vraiment la loi de suspension à partir de septembre 2026

Vous êtes né entre 1964 et 1970 et vous comptiez partir en retraite anticipée via le dispositif carrière longue ? Un projet de décret, directement lié à la suspension partielle de la réforme des retraites de 2023, modifie les règles du jeu. Et parfois, tout se joue sur un seul mois de naissance ou un seul trimestre de cotisation.

Pourquoi les règles changent à compter du 1er septembre 2026

La loi de suspension de la réforme des retraites, adoptée fin 2025, introduit un assouplissement ciblé pour certaines générations. Son impact concret sur les pensions ne prend toutefois effet qu’à partir du 1er septembre 2026. Autrement dit, un départ en juillet 2026 reste soumis aux anciennes règles, même pour les assurés concernés.

Le dispositif carrière longue s’adresse aux personnes ayant validé cinq trimestres avant la fin de l’année de leurs 20 ans — ou quatre trimestres pour les naissances en fin d’année — et justifiant d’une durée d’assurance cotisée élevée. La suspension ne remet pas en cause ce principe de base, mais ajuste l’âge minimal de départ et le nombre de trimestres exigés selon la génération.

Environ 120 000 départs par an sont concernés par ce dispositif. Le projet de décret précise désormais, génération par génération, les nouvelles conditions applicables.

Générations 1964 et 1965 : des gains limités, voire inexistants

Pour les assurés nés en 1964, l’âge minimal de départ en carrière longue reste fixé à 60 ans et six mois. Ceux nés en 1965 devront attendre 60 ans et neuf mois. Contrairement à ce qui avait été envisagé initialement, aucun trimestre d’abaissement de l’âge minimal ne leur est accordé.

L’explication est pragmatique. Dans les faits, l’abaissement de l’âge d’un trimestre ne leur apportait pas de gain, vu la date, tardive, d’entrée en vigueur de la loi, a indiqué Claude Wagner, de la CFDT retraités, cité par Ouest-France. Certains étaient même déjà partis à la retraite.

Une exception existe cependant : les personnes nées en décembre 1965 bénéficient d’un âge plancher abaissé à 60 ans et huit mois, leur permettant un départ précisément calé sur le 1er septembre 2026.

Sur la durée de cotisation, les générations 1964 et 1965 tirent un bénéfice réel. Les natifs de 1964 voient le seuil passer de 171 à 170 trimestres. Ceux nés au premier trimestre 1965 gagnent deux trimestres, passant de 172 à 170. Le reste de la génération 1965 descend à 171 trimestres au lieu de 172.

Générations 1966 à 1970 : un trimestre gagné sur l’âge, mais pas sur la durée

Pour les assurés nés entre 1966 et 1970, le bénéfice porte uniquement sur l’âge de départ : ils gagnent un trimestre par rapport au calendrier issu de la réforme de 2023, soit un départ possible trois mois plus tôt que prévu.

En revanche, aucun allègement n’est accordé sur la durée de cotisation. Ces générations devront toujours justifier de 172 trimestres cotisés pour accéder au dispositif. L’âge recule, mais le volume de cotisations exigé reste identique.

Un coup de pouce spécifique pour les mères

Le même ensemble de textes prévoit une mesure destinée aux femmes ayant eu des enfants. Un décret à venir doit permettre de comptabiliser jusqu’à deux trimestres par enfant né ou adopté depuis 2004 pour satisfaire aux conditions d’accès à la carrière longue.

Selon des documents syndicaux, ces trimestres seront considérés comme réputés cotisés pour vérifier la durée d’assurance requise. Ils n’augmentent pas le montant de la pension, mais peuvent ouvrir le droit à un départ anticipé pour des femmes nées entre 1964 et 1970 dont les carrières ont été interrompues.

Comment anticiper concrètement son départ

La date d’effet de la pension devient un paramètre stratégique. Un assuré né en 1965 qui fixe son départ en juillet 2026 restera soumis aux anciennes règles, même si les nouvelles conditions lui seraient plus favorables. Seul un départ au 1er septembre 2026 ou après permet de profiter de l’assouplissement.

Pour éviter toute mauvaise surprise, plusieurs démarches s’imposent avant de déposer une demande :

  • Vérifier son relevé de carrière et le nombre de trimestres réellement cotisés ;
  • Demander une attestation carrière longue auprès de sa caisse de retraite ;
  • Simuler différentes dates de départ autour de septembre 2026 afin de comparer les conditions applicables.

Dans un dispositif où quelques mois ou quelques trimestres font toute la différence, anticiper reste la meilleure stratégie.

Ludovic