Dimanche, les marchés de gros sont fermés. Mais le prix du gaz que vous payez cette semaine dépend directement de la dernière clôture du PEG, celle de vendredi soir. Voici où en est le marché ce 13 septembre 2026, et ce que cela signifie concrètement pour votre facture (retrouvez aussi le point sur le PEG au démarrage de la semaine du 14 septembre).
L’essentiel du dimanche 13 septembre 2026
La dernière séance avant le week-end s’est soldée par un repli. Le contrat PEG livraison M+1 (octobre 2026) a clôturé à 32,10 €/MWh, en baisse de 1,8 % par rapport à la veille. Le Q+1 (quatrième trimestre 2026) s’affiche à 33,40 €/MWh, et le Y+1, qui donne le ton pour toute l’année 2027, ressort à 34,20 €/MWh. Ces trois repères, M+1, Q+1 et Y+1, forment la base sur laquelle les fournisseurs calculent leurs offres pour les prochains mois.
Cette baisse s’explique surtout par des stockages européens confortables et des arrivées de GNL toujours abondantes, qui pèsent sur les prix à l’approche de l’hiver 2026-2027.
Le prix du gaz aujourd’hui sur le marché de gros (dimanche 13 septembre)
Sur le marché de gros français, le PEG (Point d’Échange Gaz) sert de référence pour évaluer le coût d’approvisionnement des fournisseurs. À la clôture de vendredi, dernière séance avant ce dimanche 13 septembre 2026, les prix restaient orientés à la baisse sur l’ensemble de la courbe, du produit M+1 jusqu’au Y+1.
| Produit | Échéance | Prix de clôture | Variation |
|---|---|---|---|
| PEG M+1 | Octobre 2026 | 32,10 €/MWh | -1,8 % |
| PEG Q+1 | T4 2026 | 33,40 €/MWh | -1,2 % |
| PEG Y+1 | Année 2027 | 34,20 €/MWh | -0,6 % |
À titre de comparaison, le TTF néerlandais, référence pour l’ensemble de l’Europe du Nord-Ouest, évoluait dans une fourchette proche, autour de 31,50 €/MWh sur l’échéance d’octobre. L’écart entre le PEG et le TTF reste faible, signe que le marché français reste bien connecté aux flux européens et que les tensions locales sont limitées.
Pourquoi le prix du gaz baisse aujourd’hui ?

Trois facteurs expliquent ce repli sur le marché de gros. D’abord, le taux de remplissage des stockages européens dépasse les 90 %, un niveau confortable pour aborder l’hiver 2026-2027 sans tension d’approvisionnement. Ensuite, les livraisons de GNL restent soutenues, notamment en provenance des États-Unis et du Qatar, ce qui compense la baisse saisonnière des flux russes résiduels. Enfin, les températures encore douces de septembre limitent la demande de chauffage, laissant du temps aux acteurs du marché pour reconstituer leurs réserves à moindre coût.
Cette combinaison pousse les cotations futures à la baisse sur toute la courbe, du M+1 au Y+1, même si les prix restent supérieurs aux niveaux d’avant-crise énergétique.
Ce que paie vraiment un foyer au gaz en septembre 2026
Pour un foyer type consommant environ 12 000 kWh par an pour le chauffage et l’eau chaude, le prix repère CRE publié ce mois-ci donne une indication utile. Ce repère intègre le coût d’approvisionnement, les taxes et les coûts d’acheminement. En septembre, il s’établit autour de 0,105 €/kWh TTC, soit une facture annuelle avoisinant 1 260 euros pour ce profil de consommation.
Ce montant varie selon l’offre souscrite : prix fixe, prix indexé sur le marché, ou offre au prix repère. Les foyers ayant opté pour un contrat indexé ressentiront plus vite l’effet de la baisse actuelle du PEG que ceux engagés sur un prix fixe signé il y a plusieurs mois.
L’écart entre marché de gros et facture finale
Le prix du gaz que vous voyez sur votre facture n’est jamais identique à la clôture du PEG du jour. Les fournisseurs lissent leurs achats sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour éviter de répercuter chaque variation quotidienne. Une baisse du PEG met donc généralement trois à six semaines avant de se refléter pleinement sur les tarifs proposés aux particuliers.
Du marché à votre facture : le coût d’approvisionnement
Le coût d’approvisionnement représente la part la plus variable de votre facture de gaz, celle qui suit directement les mouvements du marché de gros. Il s’ajoute aux coûts fixes que sont l’acheminement (transport et distribution), la contribution tarifaire et la TVA. Quand le PEG recule comme ce vendredi, c’est cette composante précise qui diminue, pas l’ensemble de la facture.
Concrètement, un fournisseur qui achète son gaz sur les marchés M+1 et Q+1 profite de la baisse actuelle pour ses futurs approvisionnements, mais les contrats déjà couverts à un prix plus élevé ne changent pas rétroactivement. C’est pour cette raison que deux fournisseurs peuvent proposer des tarifs différents à la même date, malgré une clôture PEG identique.
Le prix du gaz en octobre 2026 et au-delà : ce que le marché anticipe

Les cotations futures donnent un aperçu de ce que le marché attend pour les prochains mois. Le contrat M+1, qui correspond à la livraison d’octobre 2026, se négocie à 32,10 €/MWh, un niveau qui suggère une stabilité relative à court terme, sans flambée annoncée pour la rentrée.
Le Q+1, qui couvre tout le quatrième trimestre 2026, période clé pour le début du chauffage, s’établit légèrement au-dessus, à 33,40 €/MWh. Cet écart traduit l’anticipation d’une demande plus soutenue en novembre et décembre, sans pour autant signaler une tension majeure sur l’hiver 2026-2027. Le Y+1, qui donne la tendance pour 2027, reste proche de 34,20 €/MWh, un niveau qui confirme que les acteurs du marché n’anticipent pas de choc d’approvisionnement à moyen terme, tant que les stockages restent à des niveaux confortables et que les flux de GNL se maintiennent.
Pour les foyers, ce panorama incite à la prudence sans alarmisme : la facture de gaz de l’hiver prochain dépendra surtout de la météo et du niveau réel des stocks au moment des premiers grands froids, plus que du seul prix affiché aujourd’hui à la clôture du PEG.
A lire aussi
Assurance-vie après un décès : cette démarche oubliée qui retarde le versement
Royaltiz : une quarantaine d’utilisateurs portent plainte pour escroquerie
Un parent vous a donné de l’argent il y a des années : ce don peut-il ressurgir à la succession ?
Procuration bancaire d’un parent âgé : 5 choses permises, et ce qu’elle interdit
Pouvoir d’achat : 7 Français sur 10 anticipent une dégradation de leur situation
BCE : pourquoi Christine Lagarde craint une inflation forte et durable

