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Publié le 17 octobre 2026

Votre loyer peut-il prendre 1,57 % ? Pas si le logement est classé F ou G, ni avec effet rétroactif

Votre propriétaire peut-il vraiment augmenter votre loyer de 1,57 % ? La réponse est oui, à condition que votre bail prévoie une clause de révision fondée […]

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Votre propriétaire peut-il vraiment augmenter votre loyer de 1,57 % ? La réponse est oui, à condition que votre bail prévoie une clause de révision fondée sur l’indice de référence des loyers (IRL) et que votre logement ne soit pas classé F ou G au diagnostic de performance énergétique. La demande doit aussi arriver dans les délais, car la révision ne s’applique pas à un passé déjà écoulé. Sur un loyer de 700 euros, la hausse maximale représente 11 euros par mois.

Votre loyer peut-il vraiment augmenter de 1,57 % ?

Le chiffre vient de l’Insee, qui a publié le 15 octobre l’IRL du troisième trimestre 2026. L’indice s’établit à 148,06 et progresse de 1,57 % sur un an, contre 1,15 % au trimestre précédent. C’est sa plus forte hausse depuis la fin 2024, après un point bas de 0,78 % au premier trimestre 2026. La progression est identique en Outre-mer, où l’indice atteint 145,21, et en Corse, où il s’élève à 143,80.

Il faut bien comprendre que 1,57 % est un plafond. L’indice fixe la limite de la révision annuelle du loyer hors charges, mais rien n’oblige le bailleur à l’appliquer en totalité. Il peut demander une hausse moindre, ou ne rien demander du tout cette année. Pour que la révision soit valable, trois conditions doivent être réunies :

  • le bail contient une clause de révision fondée sur l’IRL ;
  • le logement n’est pas classé F ou G au DPE ;
  • le propriétaire réclame la révision dans l’année suivant la date prévue au bail.

Comment calculer la hausse : l’exemple d’un loyer de 700 euros

Le calcul est direct : on applique le taux de variation de l’IRL au loyer actuel. Pour un loyer hors charges de 700 euros, la hausse maximale au taux de 1,57 % est d’environ 11 euros par mois. Le loyer passerait donc à 711 euros, soit 132 euros de plus sur une année complète. Ce montant reste un maximum, et il ne se cumule pas avec une éventuelle révision déjà appliquée sur une autre période.

700 € devient 711 € : le calcul en une ligne

700 € x 1,57 % = 10,99 €, arrondis à 11 €. Le loyer mensuel maximal passe donc à 711 €, soit 132 € de plus par an.

Les cas où la hausse est bloquée : logements classés F ou G

Le DPE joue ici un rôle décisif. Les logements classés F ou G, c’est-à-dire les passoires thermiques, ne peuvent plus voir leur loyer augmenter lorsque le bail a été conclu, renouvelé ou reconduit depuis le 24 août 2022 en métropole, ou depuis le 1er juillet 2024 en Outre-mer. Dans ce cas, même si la clause de révision existe dans votre bail, le bailleur ne peut pas appliquer 1,57 %. Vérifiez donc l’étiquette énergétique figurant dans votre dossier de location avant de répondre à quoi que ce soit.

Pas de rétroactivité : quand le propriétaire peut réclamer la révision

La révision n’est jamais automatique. Le bailleur dispose d’un an après la date prévue au bail pour la demander, et cette hausse n’a aucun effet rétroactif. Concrètement, il ne peut pas vous réclamer un rattrapage sur les mois précédents. Si votre propriétaire attend deux ans pour envoyer sa demande, il perd son droit à la révision de la période concernée. La prochaine publication de l’IRL est prévue le 15 janvier 2027, avec les données du quatrième trimestre 2026, et servira de nouvelle base pour les baux concernés.

Que faire si la hausse demandée est supérieure à l’IRL ?

Un loyer qui augmente de plus de 1,57 % sur la base de l’IRL n’est pas conforme à la clause de révision. Répondez d’abord par écrit, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception, en rappelant le montant de l’IRL et la date de votre bail. Si le désaccord persiste, la discussion peut se poursuivre devant la commission départementale de conciliation, qui tente de trouver un accord amiable, avant une éventuelle saisine du juge. Gardez tous vos échanges et vos quittances, car ce sont vos meilleurs appuis en cas de litige.

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