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27 octobre 2026 à 6h07
Publié le 27 octobre 2026 à 7h31

Électricité : une hausse est déjà programmée au 1er février 2027, avec le reliquat de l’ancien mécanisme

Vous pensiez peut-être en avoir fini avec la hausse d’août. Ce n’est pas tout à fait le cas, car une nouvelle augmentation du tarif réglementé est […]

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Vous pensiez peut-être en avoir fini avec la hausse d’août. Ce n’est pas tout à fait le cas, car une nouvelle augmentation du tarif réglementé est déjà inscrite au calendrier pour le 1er février 2027.

La cause est identifiée : il s’agit d’un reliquat de l’ancien mécanisme de capacité, c’est-à-dire de coûts qui n’ont jamais été intégrés au tarif. Le montant final, lui, n’est pas encore connu, car il dépendra de ce que l’État et la Commission de régulation de l’énergie feront des amortisseurs prévus dans le même paquet.

Ce que la CRE a inscrit pour le 1er février 2027

L’annonce figure dans la délibération publiée le 15 juillet par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), et elle est nettement plus discrète que la hausse de 2,5 % décidée pour le 1er août 2026. Le tarif réglementé de vente d’électricité (TRVE), celui du tarif Bleu d’EDF, est recalculé à deux dates fixes : un grand mouvement chaque 1er février, qui remet à plat l’ensemble des coûts, et un ajustement chaque 1er août, qui répercute surtout l’évolution du péage d’utilisation des réseaux.

Le morceau principal tient en une expression technique. Jusqu’à l’été 2026, la France finançait son « assurance hiver », c’est-à-dire la rémunération des centrales prêtes à produire lors des pointes de froid, grâce à un ancien système. Les coûts de ce système entre février et août 2026 n’ont jamais été intégrés au tarif, et la CRE propose de les faire payer au mouvement de février 2027.

Dans le détail, les coûts du nouveau mécanisme de capacité seraient intégrés dans les TRVE dès le 1er août 2026, sur un an, tandis que le reliquat de l’ancien dispositif serait rattrapé en février 2027, avec les autres sommes restant à régulariser au titre de 2026.

Deux dates, deux rôles dans votre facture

Le 1er août sert surtout à ajuster le tarif, avec le péage réseau et la nouvelle assurance hiver. Le 1er février est le grand rendez-vous, celui où le reliquat et les régularisations sont ajoutés à la note.

Les « régularisations » : comment ça marche

Le principe ressemble à celui des charges locatives. Le tarif de chaque année repose sur des prévisions : on paie d’abord une provision calculée à l’avance, puis la CRE corrige les écarts constatés sur la consommation réelle. Si elle a trop compté, elle rend la différence ; si elle a sous-estimé, elle la récupère.

La preuve que le mécanisme joue dans les deux sens se trouve dans le tarif actuel. Il comporte une petite remise d’environ 0,9 €/MWh pour les particuliers, héritée de la régularisation de janvier 2026, parce que les prévisions précédentes avaient été un peu trop élevées. En février 2027, cette remise sera recalculée : elle peut grossir, fondre ou s’inverser, selon ce que 2026 aura réellement donné.

Tout ne pousse pas à la hausse : les amortisseurs

Le tableau n’est pas entièrement noir, et c’est ce qui rend le chiffre final difficile à anticiper. L’État s’est engagé à baisser l’accise sur l’électricité, une des taxes présentes sur la facture, en deux temps : en août 2026, puis de nouveau en février 2027. Cette baisse doit compenser un défaut de la réforme, qui faisait payer la TVA deux fois sur l’assurance hiver.

La nouvelle assurance hiver ne réserve pas de mauvaise surprise. Son coût a été étalé sur douze mois dès le 1er août, et il n’a « pas vocation à évoluer au 1er février 2027 », écrit la CRE. Un correctif technique lié au calendrier du péage réseau s’éteint également à cette date, ce qui allège encore la note.

Au total, la hausse de février 2027 apparaît probable, mais son ampleur dépendra du solde entre l’ardoise à payer et les amortisseurs. Personne ne peut donc annoncer aujourd’hui un montant précis, et il serait imprudent de se fier à une estimation chiffrée qui ne repose sur aucune donnée publiée.

Tarif réglementé ou offre de marché : le choix à faire

Le tarif réglementé suit donc ces deux dates, sans marge de manœuvre pour le consommateur, contrairement aux offres de marché à prix variable, exposées à la flambée des prix de l’électricité. Les offres à prix fixe, elles, verrouillent le prix du kilowattheure hors taxes pendant un à trois ans, et échappent ainsi aux mouvements du TRVE.

Le bon choix dépend surtout de votre besoin de visibilité. Une offre à prix fixe garantit le prix sur toute la durée du contrat, mais elle ne profitera pas d’une éventuelle baisse du tarif réglementé pendant cette période. Il faut donc peser la sécurité contre la souplesse avant de signer.

Ce que vous pouvez faire d’ici là

Rien ne presse, mais le calendrier mérite d’être gardé en tête : d’abord les nouveaux prix du 1er août, puis le grand mouvement de février 2027. Les ménages qui veulent anticiper peuvent commencer par quelques vérifications simples.

  • Noter les deux dates clés, le 1er août et le 1er février.
  • Vérifier si votre contrat est au tarif réglementé ou sur une offre de marché.
  • Comparer les durées de prix fixe proposées avant de vous engager.

Pour la suite, il faudra attendre de voir ce que 2026 aura réellement coûté pour connaître le solde final. D’ici là, comparer les offres reste la démarche la plus directe pour mesurer votre exposition à la prochaine hausse.

Ludovic
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