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21 octobre 2026
Publié le 21 octobre 2026

Avec la hausse du gaz au 1er novembre, un pot-au-feu revient moins cher à la mijoteuse qu’à la gazinière

Pot-au-feu : combien coûte-t-il sur le feu et à la mijoteuse au 1er novembre ? Au 1er novembre, le kWh de gaz de cuisson passe à […]

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Pot-au-feu : combien coûte-t-il sur le feu et à la mijoteuse au 1er novembre ?

Au 1er novembre, le kWh de gaz de cuisson passe à 0,19 € TTC. Un pot-au-feu de trois heures sur un brûleur de 1 kW revient alors à environ 57 centimes de gaz. La même recette cuite huit heures dans une mijoteuse électrique coûte au plus 34 centimes. Sur ce plat, la mijoteuse devient donc le choix le moins cher.

Le calcul repose sur une formule simple : puissance (en kW) × durée (en heures) × prix du kWh. Pour le gaz, on obtient 1 × 3 × 0,19027 €, soit environ 57 centimes. Pour la mijoteuse, 210 W pendant 8 heures font 1,68 kWh, soit 34 centimes au prix de l’électricité.

Méthode Durée Énergie consommée Coût estimé au 1er novembre
Sur le feu (brûleur de 1 kW) 3 heures 3 kWh de gaz environ 57 centimes
Mijoteuse (210 W au maximum) 8 heures 1,68 kWh d’électricité au plus 34 centimes

Le même plat sur le feu revenait à 53 centimes de gaz en octobre. La hausse ajoute donc environ 4 centimes à chaque pot-au-feu, ce qui reste modeste sur une seule recette, mais se répète à chaque cuisson longue.

Combien le kWh de gaz de cuisson coûte-t-il à partir du 1er novembre ?

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonce une hausse moyenne de 6,6 % de son prix repère du gaz pour novembre. Ce prix passe de 182,88 € à 194,90 € le MWh TTC, sachant qu’un MWh équivaut à 1 000 kWh. Pour un foyer qui cuisine et chauffe son eau au gaz, le kWh grimpe ainsi de 0,17832 € en octobre à 0,19027 € TTC.

Le prix repère est une référence publiée chaque mois, et non un tarif imposé aux fournisseurs. Une partie des offres la suit mois après mois, parce qu’elles sont indexées dessus. Pour ces foyers, la CRE estime l’effet à 12 € de plus en moyenne sur la facture de novembre. L’abonnement, lui, reste inchangé à 152,46 € par an pour ce profil.

Quel seuil de puissance départage le gaz et la mijoteuse ?

Sur trois heures, le gaz ne reste moins cher que les 34 centimes de la mijoteuse que si le brûleur consomme en moyenne moins de 590 W. Avant la hausse, ce seuil se situait à 630 W. Plus la hausse s’installe, plus le seuil baisse, et plus la mijoteuse prend l’avantage sur les longues cuissons.

Ces deux puissances sont des plafonds, pas des mesures. Les 210 W correspondent à la puissance maximale annoncée pour un modèle courant de 3,5 litres, et une mijoteuse en position basse tire nettement moins. Le 1 kW du brûleur est une hypothèse pour un petit feu. À feu doux, la table consomme moins, mais la notice indique la puissance maximale, pas celle du feu le plus bas. Votre cuisine peut donc donner un résultat un peu différent.

L’écart reste de quelques dizaines de centimes par plat. La mijoteuse ne fait pas de miracle sur la facture, mais elle cuit sans surveillance et son coût ne dépend pas du prix du gaz.

Le gaz reste-t-il moins cher que l’électricité pour cuisiner ?

Au compteur, le gaz garde un léger avantage. Le kWh de gaz de cuisson s’affiche à 0,19027 € TTC, contre 0,2001 € TTC en option Base du tarif réglementé de vente de l’électricité, pour un compteur de 3 ou 6 kVA selon la grille du 1er août. L’écart tient à moins d’un centime par kWh, et c’est tout ce qui reste de l’avantage du gaz.

La comparaison au compteur ne dit pas tout, et le coût réel des plaques et du four compte aussi. Une table au gaz laisse échapper une partie de la chaleur autour de la casserole. Une mijoteuse chauffe une cuve fermée par un couvercle, ce qui limite les pertes. Le plat sort donc avec moins d’énergie gâchée, même si les appareils électriques n’ont pas un rendement parfait.

Votre contrat de gaz est-il concerné par la hausse ?

La hausse ne touche que les contrats indexés sur le prix repère de la CRE, et l’effet sur votre facture de gaz et offres indexées se détaille à part. Les foyers à prix fixe, soit environ 40 % des clients résidentiels de gaz fin 2025, gardent le kWh hors taxes de leur contrat. Un contrat à prix fixe ne bloque toutefois que ce kWh, et non les taxes ni les frais d’acheminement.

La grille citée plus haut vaut pour la zone desservie par GRDF, soit environ 95 % des clients résidentiels. Les distributeurs locaux appliquent leurs propres prix repères. Le mode de calcul figure dans les conditions particulières de votre contrat.

Le foyer qui n’utilise le gaz que pour cuisiner paie surtout son abonnement, et une ligne à vérifier sur la facture peut peser lourd. Pour lui, la vraie question porte sur l’intérêt de garder le contrat de gaz, plus que sur le choix entre la mijoteuse et la gazinière.

Indexé ou à prix fixe : comment savoir dans quel camp vous êtes

Regardez les conditions particulières de votre contrat et cherchez la mention du prix repère. Si le kWh y est relié, votre facture suivra la hausse du 1er novembre. Si le prix est écrit en valeur fixe, il ne bouge pas avec la CRE.

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