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Publié le 2 novembre 2026 à 8h47

Branches et feuilles entassées au fond du jardin, pourquoi les brûler cet automne peut finir en amende

Vous avez ramassé un gros tas de feuilles mortes et de branchages taillés cet automne, et l’idée de tout faire partir en fumée au fond du […]

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Vous avez ramassé un gros tas de feuilles mortes et de branchages taillés cet automne, et l’idée de tout faire partir en fumée au fond du jardin paraît évidente. Sauf que la pratique est encadrée de près, et qu’elle peut vous coûter cher. Voici ce qu’il faut savoir avant d’allumer la moindre flamme.

Peut-on brûler ses branches et feuilles au fond du jardin ? Non, c’est interdit

Il est interdit de brûler ses déchets verts chez soi, que ce soit dans un incinérateur de jardin ou à l’air libre. Cette règle s’applique aux végétaux secs comme aux végétaux humides. Elle concerne l’herbe fraîchement tondue, les résidus de taille de haies, les arbustes et les arbres, mais aussi les épluchures de fruits et de légumes.

Vous n’êtes pas obligé de jeter ces déchets pour autant. Ils sont biodégradables, ce qui signifie qu’ils se décomposent naturellement avec le temps, et vous pouvez donc les valoriser sur place en compost ou en paillage. Pour le reste, la commune prévoit en général une déchetterie ou une collecte sélective des déchets verts.

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Pourquoi cette interdiction : fumées, particules fines et risques d’incendie

Le problème vient de ce qui part dans l’air. Brûler des végétaux dégage des substances toxiques pour les personnes et pour l’environnement, notamment des particules fines qui pénètrent profondément dans les poumons. Le phénomène est encore plus marqué lorsque les déchets sont humides, car la combustion est incomplète et produit une fumée plus épaisse et plus polluante.

Le feu présente aussi un risque bien réel. Une flamme qui échappe au contrôle peut se propager à une haie, à un abri de jardin ou à une maison voisine, surtout en période sèche. C’est ce risque d’incendie, autant que la pollution, qui pousse les pouvoirs publics à interdire la pratique.

Amende, responsabilité et recours : 750 € maximum, et le voisin concerné

La personne qui brûle ses déchets verts peut être condamnée à une amende pouvant aller jusqu’à 750 €. La responsabilité ne s’arrête pas là : la personne qui met à disposition ou vend un incinérateur destiné à éliminer ces déchets s’expose à la même sanction. Le montant effectivement appliqué dépend des textes en vigueur et de votre commune, d’où l’intérêt de vérifier les règles locales avant de conclure quoi que ce soit.

Si c’est le voisin qui fait brûler ses feuilles et que vous subissez les odeurs ou la fumée, vous n’êtes pas démuni. Vous pouvez engager sa responsabilité pour les nuisances occasionnées. La démarche la plus efficace commence souvent par la mairie.

Le voisin qui enfume : la marche à suivre

Gardez une trace de la gêne : dates, heures, photos de la fumée. Signalez ensuite le problème aux services d’hygiène de la mairie, qui peuvent prendre les mesures nécessaires pour faire cesser la pratique.

Concrètement, la démarche se déroule en quelques étapes :

  1. Notez les faits (jours, horaires, durée des fumées) et prenez des photos si possible.
  2. Tentez d’abord un échange courtois avec le voisin, qui ignore parfois que la pratique est interdite.
  3. Si rien ne change, signalez la situation par écrit aux services d’hygiène de la mairie.

Que faire à la place de brûler : compost, paillage, déchetterie

Le compost reste la solution la plus utile pour les tontes, les épluchures et une partie des feuilles mortes. Si vos feuilles débordent sur le trottoir, consultez aussi notre article sur la responsabilité pour feuilles mortes sur trottoir. En le mélangeant à des matières plus sèches, on obtient un amendement précieux pour le jardin, sans fumée ni odeur. Les branches les plus épaisses peuvent quant à elles être broyées, puis utilisées en paillage autour des massifs, ce qui limite l’arrosage et protège le sol.

Pour ce qui ne se valorise pas à la maison, la déchetterie ou la collecte sélective mises en place par votre commune restent le bon réflexe. Les règles de dépôt varient d’une commune à l’autre, si bien qu’un simple appel à la mairie vous évitera les mauvaises surprises.

Les rares dérogations possibles et qui contacter

Quelques exceptions existent. Votre commune peut accorder une dérogation si elle ne dispose ni de déchetterie ni de collecte sélective des déchets verts. Par ailleurs, le préfet peut délivrer une dérogation individuelle exceptionnelle pour éradiquer une maladie des végétaux (l’épiphytie) ou pour éliminer des espèces végétales envahissantes. Il peut aussi accorder des dérogations par arrêté préfectoral, après avis du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires (Coderst), et sous certaines conditions.

Pour savoir comment sont traités les déchets verts chez vous, ou si une dérogation peut s’appliquer à votre cas, la mairie reste le premier interlocuteur. Si votre situation relève d’une maladie des plantes ou d’une espèce envahissante, c’est auprès de la préfecture qu’il faudra vous renseigner.

Ludovic
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