Un gazole à 2,25 € pile attire l’œil, surtout quand le plein paraît moins cher que la station d’à côté, à l’image de la guerre des prix Total Leclerc de cette semaine. Le prix affiché ne dit pourtant rien de ce qu’il reste dans la cuve. Les données publiques relevées lundi 2 novembre à 16 h 49 montrent que les stations affichant ce prix précis sont nettement plus souvent à sec que les autres.
Les stations à 2,25 € pile sont-elles plus souvent à sec ?
Oui, et l’écart est très net. Sur les 413 stations en rupture depuis samedi dont le prix du 30 octobre est connu, 328 affichaient 2,25 € pile ce jour-là, soit 79 %, alors que ce prix ne concernait que 17,3 % des stations. Les stations à ce tarif ont donc environ dix-huit fois plus de risques d’être en rupture que les autres.
| Prix affiché le 30 octobre | Stations relevées | En rupture lundi | Part |
|---|---|---|---|
| 2,25 € pile | 1 544 | 328 | 21,2 % |
| Un autre prix | 7 363 | 85 | 1,2 % |
Lu dans l’autre sens, la part de stations en rupture tombe à environ 1 % au-dessus de 2,30 €. Le constat ne prouve pas pour autant un lien de cause à effet. Le flux officiel ne donne ni la raison d’une rupture ni la marque des stations, si bien qu’on ne peut pas attribuer ces arrêts au prix affiché.
Comment vérifier qu’une station a encore du gazole avant de partir ?
La méthode tient en quelques gestes, et elle prend moins de temps que de faire un détour inutile, comme le détaille notre guide pour vérifier sa station avant le plein. Le prix affiché sur un totem ou dans une application ne suffit pas, il faut regarder ce que la station déclare dans les données officielles, mises à jour en continu.
- Ouvrez le site officiel des prix des carburants et recherchez la station par ville ou par adresse.
- Regardez si le gazole affiche encore un prix, ainsi que la date et l’heure de la dernière mise à jour.
- Méfiez-vous de l’absence de prix : sur les 526 stations en rupture depuis samedi, 525 n’affichent plus aucun prix du gazole dans le flux.
- En cas de doute, appelez la station ou gardez une station voisine en plan B sur votre trajet.
Ce dernier point compte beaucoup. Parmi les ruptures déclarées depuis samedi, l’absence de prix revient presque systématiquement, ce qui en fait un signal à regarder de près avant de quitter la maison.
Combien de stations n’ont plus de gazole en ce moment ?
Lundi 2 novembre à 16 h 49, 958 stations sur 9 822 déclaraient une rupture temporaire de gazole, soit environ une station sur dix. Parmi elles, 526 avaient déclaré leur rupture depuis samedi 31 octobre : 102 ce jour-là, 110 le dimanche et 314 le lundi, à un rythme de 19 à 38 déclarations par heure entre 7 h et 16 h.
Le total ne suit pas une ligne droite. Les fichiers quotidiens officiels comptaient 743 stations en rupture le 29 octobre, 763 le 30 octobre et 1 173 le 1er novembre. Des ruptures se terminent aussi : sur les 1 139 stations en rupture le 1er novembre encore présentes dans le flux, 449 n’en déclaraient plus lundi.
Un total national qui ne dit pas tout de votre station
Ces chiffres datent de lundi après-midi et évoluent vite, avec 314 ruptures déclarées dans la seule journée de lundi. La situation de la station que vous visez au moment du départ compte donc davantage que le total national.
La rupture est-elle réelle ou un simple défaut d’affichage ?
Elle est déclarée par les stations elles-mêmes, avec la date et l’heure de son début, dans le flux officiel des prix. Le flux ne précise pas la raison de la rupture, si bien qu’une rupture déclarée n’y porte aucune cause.
Les stations qui sortent de rupture affichent surtout les prix de la période. Parmi les 449 stations revenues à la normale depuis le 1er novembre, 188 affichent de nouveau le gazole à 2,25 € et 103 à 2,15 €. Une station qui réapparaît avec un prix ne signifie donc pas forcément que son approvisionnement est stable, d’où l’intérêt de regarder l’état du jour plutôt que l’historique.
Dans quels départements les ruptures se concentrent-elles ?
En nombre, la Gironde (19 stations), la Seine-et-Marne (17) et la Haute-Garonne (16) comptent le plus de ruptures ouvertes depuis samedi. En part des stations, la Mayenne (8 sur 55, soit 14,5 %) et le Maine-et-Loire (14 sur 108, soit 13,0 %) arrivent en tête. Au total, 92 départements comptent au moins une station concernée.
Les autoroutes sont presque épargnées : 6 stations sur 438 (1,4 %) y déclarent une rupture ouverte depuis samedi, contre 520 sur 9 384 (5,5 %) hors autoroute. En Alsace, une station sur six était déjà à court le 21 octobre, et le Bas-Rhin compte encore 11 ruptures ouvertes depuis samedi sur 149 stations.
Un prix de carburant bas ne garantit donc pas qu’il reste du gazole à la pompe. Avant de prendre la route, le réflexe le plus sûr consiste à consulter le site officiel, à vérifier la date de mise à jour du prix et à prévoir une station de repli sur le trajet.
- Gazole moins cher mais pompe à sec : les stations à vérifier avant de prendre la route - 5 novembre 2026 à 11h06
- Votre parent avait peut-être une assurance-vie dont personne ne vous a parlé, la démarche gratuite pour le savoir - 5 novembre 2026 à 9h57
- Pension de réversion demandée trop tard, les mois que la caisse ne vous versera jamais - 5 novembre 2026 à 8h51
À lire aussi
Gazole moins cher chez Total que chez Leclerc cette semaine, ce qui se cache derrière cette guerre des prix
Feu de cheminée : dans 95 communes, l’interdiction vaut désormais tout l’hiver, même sans pic de pollution
Urne d’un parent gardée sur la commode, ce que la loi impose à la famille et que beaucoup ignorent
Registre des assemblées générales dématérialisé : la mémoire juridique sécurisée de l’entreprise
Premières gelées annoncées, les plantes du balcon qui ne passeront pas la nuit dehors
Fusil de chasse du grand-père retrouvé au grenier, le garder sans le déclarer peut coûter bien plus cher que l’arme


