Le prix du gaz vient de toucher son plus haut niveau depuis quatre semaines sur le marché de gros. Une nouvelle qui inquiète autant les traders que les foyers chauffés au gaz, à quelques semaines de l’hiver. Voici le chiffre exact du PEG ce vendredi 11 septembre 2026, et ce qu’il signifie concrètement pour votre facture.
L’essentiel du 11 septembre 2026 : le prix du gaz au plus haut depuis un mois
Ce vendredi, le PEG (Point d’Échange Gaz, la référence du marché de gros français) affiche 34,80 €/MWh sur le contrat journalier. C’est le niveau le plus élevé enregistré depuis la mi-août, marquant un véritable pic du mois. En une semaine, la cotation a grimpé de près de 8 %, portée par une combinaison de facteurs qui pèsent sur l’ensemble du marché européen du gaz.
Ce sursaut ne surprend pas totalement les analystes, mais son ampleur retient l’attention, un mouvement à suivre dans le point sur le PEG au démarrage de la semaine du 14 septembre. Après plusieurs semaines de relative stabilité autour de 32 €/MWh, la tension sur le marché s’est brutalement accentuée cette semaine, entraînant dans son sillage les contrats à terme pour l’automne et l’hiver.
Le prix du gaz aujourd’hui sur le marché de gros (vendredi 11 septembre)
Sur le marché de gros, plusieurs échéances méritent d’être distinguées. Le contrat journalier, qui reflète le prix du gaz livré le jour même, s’établit donc à 34,80 €/MWh. Le contrat mensuel pour la fin septembre suit une trajectoire proche, autour de 34,50 €/MWh, tandis que le contrat pour livraison en octobre 2026 se négocie déjà à 35,20 €/MWh, signe que les opérateurs anticipent une poursuite de la hausse plutôt qu’un retournement rapide.
| Échéance | Prix au 11 septembre 2026 | Évolution sur 7 jours |
|---|---|---|
| Contrat journalier (PEG) | 34,80 €/MWh | +7,8 % |
| Contrat mensuel (fin septembre) | 34,50 €/MWh | +6,4 % |
| Contrat octobre 2026 | 35,20 €/MWh | +5,9 % |
| Contrat hiver 2026-2027 (Q4-Q1) | 37,60 €/MWh | +4,2 % |
Pour donner une échelle de comparaison, le prix repère CRE, publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie, servait de référence pour l’approvisionnement des fournisseurs. Il devrait logiquement intégrer cette remontée dans son prochain calcul, ce qui laisse présager une actualisation à la hausse des tarifs proposés aux particuliers dans les semaines qui viennent.
Pourquoi le prix du gaz monte-t-il aujourd’hui ?

Trois éléments expliquent l’essentiel de cette flambée. D’abord, une vague de fraîcheur plus précoce que prévu sur le nord de l’Europe a relancé la demande de chauffage plus tôt que d’habitude, ce qui a mécaniquement tiré les prix vers le haut. Ensuite, le niveau des stocks de gaz, bien que globalement satisfaisant pour la saison, progresse moins vite que l’an dernier à la même période, ce qui nourrit les craintes d’un remplissage incomplet avant l’hiver.
Enfin, des tensions géopolitiques persistantes autour des flux de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance d’Asie ont réduit temporairement la disponibilité de certaines cargaisons pour l’Europe. Cette concurrence accrue sur le marché mondial du GNL pèse directement sur la cotation du PEG, les opérateurs européens devant surenchérir pour sécuriser leurs approvisionnements.
Le décalage qui trompe beaucoup de consommateurs
Une hausse du PEG aujourd’hui ne se répercute jamais instantanément sur votre facture. Les fournisseurs achètent leur gaz plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance : l’effet de cette flambée se ressentira surtout à partir d’octobre ou novembre, selon les contrats.
Ce que paie vraiment un foyer au gaz en septembre 2026
Pour un particulier, le lien entre le marché de gros et la facture n’est pas immédiat, mais il est bien réel. Un ménage chauffé au gaz consommant en moyenne 12 000 kWh par an voit sa facture annuelle fluctuer de plusieurs dizaines d’euros à chaque variation significative du prix repère CRE. Avec un PEG au plus haut depuis un mois, la pression est réelle sur les prochaines révisions tarifaires.
Du marché à votre facture : le coût d’approvisionnement
Le coût d’approvisionnement représente la part la plus variable de votre facture de gaz, aux côtés des coûts d’acheminement et des taxes, qui restent eux relativement stables. Quand le PEG grimpe, les fournisseurs répercutent cette hausse avec un décalage de quelques semaines, le temps que leurs propres achats sur le marché de gros arrivent à échéance. C’est pourquoi une flambée en septembre se traduit généralement sur les factures d’octobre ou de novembre, rarement avant.
Les offres à prix fixe protègent temporairement les consommateurs qui les ont souscrites avant cette remontée, mais les nouveaux contrats et les offres indexées sur le marché intègrent déjà cette tension dans leurs tarifs proposés.
Le prix du gaz en octobre 2026 et au-delà : ce que le marché anticipe
Les prévisions des analystes de marché restent prudentes mais orientées à la hausse pour les prochaines semaines. Le contrat hiver 2026-2027 se négocie déjà autour de 37,60 €/MWh, un niveau qui traduit une anticipation de tension prolongée plutôt qu’un simple accident de marché ponctuel. Si le remplissage des stocks européens se poursuit à un rythme jugé insuffisant d’ici la fin octobre, cette dynamique haussière pourrait s’accentuer.
À l’inverse, un redoux durable des températures ou un afflux plus important de cargaisons de GNL pourrait rapidement détendre la cotation. Les traders surveillent notamment les prochaines publications de stocks européens, attendues dans les jours qui viennent, qui devraient donner une indication plus claire sur la trajectoire du marché pour l’hiver 2026-2027, comme l’illustre déjà l’évolution du PEG au 13 septembre.
FAQ : le prix du gaz du 11 septembre 2026

Le PEG va-t-il continuer à monter dans les prochains jours ?
Rien n’est garanti, mais tant que la demande liée au chauffage reste élevée et que les stocks progressent lentement, la tension devrait persister sur le marché de gros au moins jusqu’à fin septembre (voir le point sur la clôture du PEG du 12 septembre).
Quand cette hausse va-t-elle impacter ma facture ? Généralement avec un décalage de quatre à huit semaines, selon le type de contrat souscrit auprès de votre fournisseur.
Le prix repère CRE va-t-il augmenter ce mois-ci ? C’est probable, puisque ce prix repère intègre l’évolution moyenne du PEG observée sur la période de référence, qui inclut désormais ce pic du mois.
Existe-t-il un moyen de se protéger de ces variations ? Souscrire une offre à prix fixe sur un ou plusieurs ans permet de lisser ces fluctuations, au prix parfois d’un tarif légèrement supérieur au marché à court terme.
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