Femme en noir assise tenant une enveloppe ouverte
Décès d’un salarié, ce capital de la Sécu que les proches perdent s’ils ne le réclament pas
31 octobre 2026 à 15h12
Un classeur bancaire ouvert sur une table en bois
L’État veut prélever 17 % des comptes oubliés des défunts, les héritiers peuvent encore agir
31 octobre 2026 à 16h23
Publié le 31 octobre 2026 à 15h51

Chauffage coupé dans une pièce inutilisée, la fausse bonne idée qui peut vous coûter cher

Fermer le radiateur d’une chambre d’amis ou d’un bureau rarement occupé semble de bon sens. Pourtant, dans la plupart des logements, cette habitude ne fait pas […]

Notez cet article

Fermer le radiateur d’une chambre d’amis ou d’un bureau rarement occupé semble de bon sens. Pourtant, dans la plupart des logements, cette habitude ne fait pas baisser la facture et peut même la faire grimper. Le problème tient moins au geste lui-même qu’à ce qui se passe ensuite dans le reste de la maison.

Couper le chauffage d’une pièce inoccupée : la réponse courte

Non, couper totalement le chauffage d’une pièce peu utilisée est souvent une fausse économie. Une pièce non chauffée se refroidit, et cette fraîcheur migre vers les pièces voisines à travers les cloisons, le plancher et les portes. Le chauffage de la pièce chauffée doit alors compenser ces pertes, si bien que la consommation globale reste élevée, voire augmente.

La bonne approche consiste à maintenir une température minimale, appelée température hors-gel, plutôt que de tout éteindre. Pour une pièce inoccupée, viser environ 7 °C suffit à protéger les murs et les canalisations sans gaspiller d’énergie.

Aides, droits, factures : ne ratez plus rien et faites des économies
L’essentiel pour votre porte-monnaie, directement dans votre boîte mail.
Les nouveautés qui touchent votre budget
Les bons plans pour faire des économies
Gratuit, désinscription en un clic

Prix de l’énergie : où sont les vraies économies ?

Le contexte tarifaire pousse à chercher le moindre gain. Depuis novembre 2023, le prix du gaz a bondi d’environ 61 % et celui du fioul d’environ 41 %. À l’inverse, l’électricité a reculé de près de 13 % et les granulés de bois d’environ 5 %. Ces variations évoluent vite, donc il vaut la peine de vérifier les tarifs en vigueur avant de faire un choix de chauffage.

Ces chiffres rappellent surtout une réalité : le chauffage représente environ 70 % de l’énergie consommée dans un logement. C’est là que se trouvent les économies les plus importantes, bien plus que dans une pièce qu’on laisse fermée. Mieux vaut donc agir sur l’ensemble du système, en réglant correctement les émetteurs (en commençant par la purge d’un radiateur froid en bas) et la production de chaleur, que de sacrifier une seule pièce.

Pourquoi une pièce froide fait grimper la facture

Une maison fonctionne comme un ensemble thermique. Les murs, les planchers et les plafonds d’une pièce non chauffée perdent de la chaleur vers l’extérieur, mais aussi vers les pièces adjacentes qui sont, elles, chauffées. Le radiateur du salon doit donc travailler davantage pour compenser ce transfert invisible, et un équipement posé au-dessus d’un radiateur aide justement à limiter ces pertes.

Laisser la porte de la pièce froide ouverte aggrave le phénomène, car l’air glacé circule et refroidit tout le logement. À l’inverse, garder les portes fermées limite les échanges et permet à chaque pièce de conserver sa température. Si la pièce n’a pas d’utilité particulière, il suffit de fermer la porte et de baisser le radiateur au niveau hors-gel.

Humidité, moisissures et canalisations : les dégâts à éviter

Le froid n’est pas seulement une question de confort. Dans une pièce qui ne se chauffe plus, l’air se refroidit, et la vapeur d’eau qu’il contient se condense sur les parois les plus froides. Cette humidité s’installe dans les angles, derrière les meubles et sur les murs extérieurs, puis les moisissures apparaissent. Les travaux de remise en état coûtent alors souvent bien plus cher que quelques euros de chauffage.

Le gel constitue un second risque, particulièrement lors des vagues de grand froid. Une canalisation qui gèle peut se fissurer et provoquer un dégât des eaux, avec des conséquences lourdes pour le logement et l’assurance. C’est précisément le rôle de la température hors-gel : elle maintient le bâti et les tuyaux à l’abri sans chauffer la pièce comme en période d’occupation.

Quelle température garder, et comment mieux gérer son chauffage

Dans les pièces de vie, une température de 16 à 17 °C reste confortable tout en limitant la consommation. Pour une pièce inoccupée, le réglage dépend de l’usage prévu, comme le détaille le tableau ci-dessous.

Situation de la pièce Réglage conseillé
Pièce de vie occupée Environ 16 à 17 °C
Pièce inoccupée plusieurs jours Hors-gel, environ 7 °C
Pièce froide sans chauffage Porte fermée et robinet réglé au minimum

Les robinets thermostatiques sont l’outil le plus utile pour appliquer ces réglages pièce par pièce. Couplés à une programmation horaire, ils évitent de chauffer une chambre vide pendant la journée tout en la remettant en température avant l’arrivée des occupants. Un entretien régulier de la chaudière et un réglage correct d’une pompe à chaleur produisent aussi des gains durables, souvent plus nets qu’un radiateur coupé.

Hors-gel ou arrêt complet : le seuil à ne pas franchir

Éteindre entièrement une pièce expose le bâti à la condensation et au gel. Garder un hors-gel autour de 7 °C coûte peu et protège le logement.

Il faut aussi garder à l’esprit que rationner le chauffage n’est pas une solution durable pour les ménages modestes. Pour eux, la priorité passe par une isolation ciblée, un réglage précis des émetteurs et des aides à la rénovation, plutôt que par un chauffage coupé qui risque d’abîmer le logement. Une fois ces bases posées, le gain est réel, et la maison reste saine.

Ludovic
Partager cet article
Aides, droits, factures : ne ratez plus rien et faites des économies
L’essentiel pour votre porte-monnaie, directement dans votre boîte mail.
Les nouveautés qui touchent votre budget
Les bons plans pour faire des économies
Gratuit, désinscription en un clic

À lire aussi