Depuis le 1er novembre, le gazole baisse à la pompe. L’État estime le recul entre 12 et 18 centimes par litre, soit entre 6 et 9 euros sur un plein de 50 litres. Il s’agit d’une estimation et non d’un prix garanti, mais l’ordre de grandeur est clair. Le problème arrive ensuite : cette baisse ne dure que trois mois.
Gazole : de combien baisse le prix à la pompe dès le 1er novembre ?
La baisse attendue se situe entre 12 et 18 centimes par litre. Concrètement, un réservoir de 50 litres coûte 6 à 9 euros de moins au plein. Gardez en tête que ces montants restent une prévision : chaque station fixe son prix, et la répercussion ne se fait pas au centime près.
Les premiers relevés rapportés début novembre vont dans ce sens. Le prix du gazole avait reculé de 12 centimes en moyenne dans 6 000 stations-service sur les 10 000 que compte le pays. Les 4 000 autres n’apparaissent pas dans ce relevé, ce qui ne permet pas de conclure sur leur cas.
Ce que représente la baisse sur un plein de 50 litres
Avec une baisse de 12 centimes, le plein revient 6 euros moins cher. Avec 18 centimes, l’économie monte à 9 euros. Vous pouvez refaire ce calcul avec le prix affiché sur la pompe.
Pourquoi le gazole baisse : 10 millions de barils issus des stocks stratégiques
La mesure repose sur la mise sur le marché de stocks stratégiques. Un décret publié au Journal officiel le 24 octobre autorise la vente d’environ 1,6 million de mètres cubes de gazole, soit l’équivalent de 10 millions de barils. Le gouvernement mobilise donc ces volumes pour peser sur le prix à la pompe.
Ces volumes sont vendus aux distributeurs par la Sagess, à leur coût moyen pondéré d’acquisition. C’est ce mécanisme de cession qui permet de répercuter la baisse jusqu’aux stations, sans que le consommateur ait à faire de démarche particulière.
Une baisse réelle mais inégale selon les stations-service
Toutes les stations n’ont pas la même marge de manœuvre. Les petites stations indépendantes pourraient être les moins bien placées pour répercuter la baisse, face aux grandes enseignes. Pour l’automobiliste, cela signifie qu’un écart de prix peut subsister entre deux pompes situées à quelques kilomètres l’une de l’autre, comme on le voit dans la guerre des prix Total et Leclerc.
Autre point à ne pas oublier : la mesure concerne uniquement le gazole. L’essence n’est pas concernée et suit son fonctionnement habituel, ce que détaille notre article sur l’essence exclue de la baisse. Si vous roulez à l’essence, cette baisse ne changera rien à votre plein.
Fin janvier : trois mois de répit, puis retour aux cours mondiaux
La mesure court de novembre à fin janvier, soit trois mois. C’est là que se trouve la mauvaise nouvelle : sans prolongation annoncée à ce stade, la baisse prendra fin sans transition programmée. Passé ce délai, le prix du gazole dépendra de nouveau des cours mondiaux.
Si vous faites un plein de 50 litres chaque semaine pendant ces trois mois, l’économie théorique tourne autour de 6 à 9 euros par semaine, soit environ 80 à 120 euros sur la période. Ce montant tombera à zéro au moment où la mesure s’arrêtera, et le budget carburant devra alors être recalculé au prix du marché.
Comment vérifier le prix près de chez vous
Le plus fiable reste de regarder vous-même. Le site officiel prix-carburants.gouv.fr permet de consulter les prix relevés dans les stations proches de chez vous. Comparer deux ou trois adresses avant de faire le plein peut vraiment faire la différence, puisque la répercussion de la baisse en station n’est pas la même partout.
Gardez enfin en tête que les 6 à 9 euros annoncés reposent sur une estimation. Le montant réel est celui qui s’affiche sur la pompe, et c’est lui qu’il faut comparer pour anticiper votre budget carburant jusqu’à la fin janvier.
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